
Antoine Rampon
Portrait du HWK
Antoine Rampon (1892-1966), 23e RI

Originaire de Saint-Trivier-sur-Moignans, dans l’Ain, Antoine Rampon est l’aîné d’une fratrie de huit enfants. Classé « soutien indispensable de famille », il effectue néanmoins son service militaire en 1913, au 23e régiment d’Infanterie.
Lorsque la guerre éclate, le jeune homme est toujours sous les drapeaux. Après avoir survécu aux premiers combats de 1914, il apprend l’année suivante la mort de son petit frère Jean, tué le 9 mai 1915 lors de l’offensive française en Artois. À la fin de la même année, Antoine Rampon est engagé sur le Hartmannswillerkopf dans le cadre de l’offensive du 21 décembre. Au cours des combats, il est porté disparu. Ce n’est qu’en mars 1916 que sa famille apprend qu’il est vivant et retenu prisonnier en Allemagne.
Interné au camp de Homberg, en Rhénanie, il passe trois années de captivité. Il est affecté à une ferme située à proximité du camp, ce qui lui permet de maintenir une activité. Rapatrié le 8 décembre 1918, il est démobilisé et rejoint son village. L’année suivante, il épouse Mariette Berthier.
Après la guerre, Antoine Rampon exerce successivement plusieurs métiers : maçon, éleveur de chevaux de course, fermier, gendarme avant de devenir fossoyeur de sa commune. L’ancien combattant s’éteint le 27 mai 1966 d’une hémorragie cérébrale. Il était âgé de 74 ans.