
Maurice Charbonnier
Portraits du HWK
Maurice Charbonnier (1892-1952), 334e RI

Maurice Charbonnier naît le 22 octobre 1892 à Labergement-lès-Seurre (Côte-d’Or), commune dans laquelle il exerce la profession d’instituteur. À l’âge de 20 ans, il est incorporé au 134e Régiment d’Infanterie (RI) dans le cadre de son service militaire. Il est promu caporal le 5 mai 1914.--- Rappelé sous les drapeaux à la mobilisation générale, il rejoint son régiment à l’été 1914. Avec le 134e RI, il participe aux combats en Moselle et en Meurthe-et-Moselle. Promu sergent le 18 septembre 1914, il est transféré en 1915 au 334e RI, engagé dans la défense des Vosges. Le régiment est alors déployé sur le Hartmannswillerkopf.
Le 30 septembre 1915, désormais adjudant, Maurice Charbonnier est blessé au cou, sans toutefois être évacué. Quelques jours plus tard, le 15 octobre, sa compagnie subit un important assaut allemand. Il livre un témoignage précis de ces évènements : « Pendant une partie de la nuit des bruits suspects, anormaux – fils de fer remués, matériel transporté – ont été entendus. […] Un liquide inflammable avait été lancé sur ma section. Le boche qui devait allumer ce liquide fut tué d’un coup de fusil par un de mes hommes. Plusieurs cadavres boches dans ma demi-section de droite, dont un pendu par sa botte, au haut de la tranchée, la tête en bas ». Blessé au combat, il présente des plaies superficielles au visage et au bras gauche, causées par un éclat d’obus. Son comportement au feu lui vaut une citation à l’ordre de la Brigade : « Excellent chef de section, ayant beaucoup d’ascendant sur ses hommes. Au cours d’une violente attaque de l’ennemi a contribué par son sang-froid et sa décision à briser l’élan de l’adversaire. Blessé au cours de la contre-attaque ».
Après sa convalescence, Maurice Charbonnier retrouve son unité au front. Il est promu sous-lieutenant en décembre 1915 et participe aux différents engagements de son régiment jusqu’à l’armistice de 1918, sans être blessé à nouveau.
Après plusieurs années de paix passées auprès de sa famille, il est rappelé à l’activité en septembre 1939 lors de la mobilisation générale. Affecté à des fonctions à l’arrière du front, il est démobilisé, en juillet 1940, à l’issue la défaite française. Il se retire à Mâcon, où il vit entouré des siens. Maurice Charbonnier décède à Chalon-sur-Saône le 31 juillet 1952, à l’âge de 59 ans.